Les Aveugles, pièce courte du début 20ème siècle, du poète belge Maurice Maeterlinck. Texte étrange, très étiré, dans lequel un groupe d'aveugles mené par leur guide, effectue une "promenade" quotidienne en témoignant de leurs sensations et de leurs angoisses : celles-ci se révèleront fondées...
La compagnie sera accueillie en résidence de création dès le lundi 26 novembre. A partir d'octobre, elle répète - sous la direction de la metteur en scène Bérengère Vantusso - à Paris.
Les représentations auront lieu du mercredi 23 au jeudi 31 janvier'08 (relâche les dimanche 27 et lundi 28).
Ils sont douze. Six hommes et six femmes, presque tous très vieux.
Tous sont aveugles. Certains depuis leur naissance, d'autres ont déjà vu.
Le prêtre de leur hospice les a emmenés en promenade puis il a disparu.
Ils l'attendent, incapables de retrouver leur chemin sans lui.
Le spectateur, unique témoin "voyant" de la scène, est aussi le seul à voir,
qu'en réalité, le prêtre est mort, assis contre un arbre.
Les bruits de l'île sont les seuls repères des Aveugles pour comprendre où ils
sont, pour savoir notamment si la nuit est déjà tombée.
Ils écoutent, ils guettent un signe et ils se parlent.
"Il me semble que nous sommes si loin les uns des autres… Essayons de
nous rapprocher un peu;- il commence à faire froid…"
La nature, tout autour d'eux, devient l'objet de leurs fantasmes.
Chaque bruit les inquiète, la réalité se déforme et la peur de ne jamais
pouvoir rentrer débride leur imaginaire.
" – Qui est-ce qui m'a touché les mains?
- Quelque chose tombe autour de nous!
- Cela vient d'en haut; je ne sais ce que c'est…"
Finalement le "premier" aveugle-né découvre le corps du prêtre.
La présence du (de la) mort finit de dérégler la réalité du groupe
et son unique espoir réside dans les yeux sains du bébé de la plus jeune aveugle qui semble être le seul à pouvoir encore les guider.
1 commentaire:
Well said.
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